Mini Raid Seul'O 2018

C'est par un froid Dimanche de mars que nos 10 valeureux raideurs s'élancent sur cette course au score de 2h30 organisée par l’ANSA. Objectif : trouver les 16 balises à vtt et les 14 à pied dans le temps imparti. Et tout ça sans perdre ses orteils à cause du froid et la neige.

Dès le départ, les 1er choix tactiques se profilent : je pars à pied pour me réchauffer et je finirais par le vélo ; je pars dans le sens antihoraire avec le gros du paquet ou je préfère commencer par le sud tout seul ; ce n’est pas la grande forme à pied alors je commence par le vélo et après je verrais ...

La majorité du peloton commencera à pied. Il nous faudra entre 1h15 et 2h pour pointé l’ensemble (ou pas !) des 14 balises : ce sera l'occasion de revoir la définition de la "gestion du temps" au prochain entraînement ainsi que la technique du "comment se recaler sur un chemin avec la boussole quand on est perdu en moins de 45 min"

A vélo, s'est donc le temps restant qui orientera les choix tactiques : où suis-je sur cette carte au 1/15000ème, il me reste 20 min mais je suis un dingue et je tente de tout faire et à ce jeu, seuls les plus raisonnables tireront leur épingle du jeu.

Parmi les belles histoires de cette matinée, on retiendra que ce n'est pas parce qu'on porte son vélo à l'azimut qu'on est plus rapide ; qui si on cherche une balise pendant 45 min, c'est qu'on ne doit pas être au bon endroit ; que retrouver son doigt électronique perdu dans la forêt, c'est un bel exploit mais que ça ne fait pas gagner du temps ; que dès fois, quand on est perdu et qu'on est tout seul, et bien on a peur. Mais ce sera surtout pour chacun(es) de nous une nouvelle expérience avec laquelle on se construit et qui nous donne envie de revenir.

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Raid In France 2017

1 semaine déjà que notre aventure Raid In France a pris fin sur le lac de Devesset, accueilli au champagne par Pascal Bahuaud et son équipe. 1 semaine déjà et les caisses de matériel ne sont pas encore toutes rangées, les plaques vtt n’ont pas été retirées, les cartons de lyophilisés, barres de céréales et boissons isotoniques sont encore dans le garage (j’ai comme l’impression qu’on a eu peur de manquer !). 1 semaine déjà et les ampoules sont quasiment toutes soignées, les gros coups de barres et les fringales ont quasiment disparus. On pourrait presque dire qu’on est revenu à une vie « normale ». Pourtant, on se sent encore un peu … différent … transformé.

Loïc nous avait dit 2 choses avant de partir : que ça allait être dur, qu’on allait galérer mais qu’il fallait qu’on sache qu’on ne serait pas les seuls, que « c’est le tracé qui veut ça » ; et qu’il allait falloir faire des choix, et qu’une fois ces choix faits, on allait devoir se faire confiance. Ces 2 phrases résument à elles seules notre semaine sur le RIF (comme quoi, c’était sûrement lui, malgré sa blessure, le mieux préparé pour cette expérience).

Parce que sur le RIF, rien n’est simple.

A commencer par l’orientation. On le savait, les cartes au 1/50000ème, c’est pas de la tarte, mais ce n’est pas tout. Le tracé, c’est le tracé qui fait toute la particularité du Raid In France. Exigeant, il a mis a mal notre confiance et notre jugement pendant toute la semaine. Il a fallu qu’on s’habitue à ne pas trouver Le chemin qui nous mènerait à la balise, qu’on accepte de monter droit dans le pentu avec comme seul repère les indications de l’altimètre, qu’on se résigne à suivre une trace de sanglier qu’on allait perdre puis retrouver au moins 100 fois, et peut être le pire, qu’on fasse le choix de suivre tel ou tel chemin qui ne figurait pas sur la carte mais qui semblait aller dans la bonne direction et se faire confiance.

On nous avait prévenu, on l’avait lu. Mais personnellement, je n’en avait pas pris la mesure.

On avait pour objectif de franchir la ligne d’arrivée à 4. Pas de blessure, pas d’abandon. On savait qu’on ne ferait pas le parcours dans son intégralité. Qu’à un moment où un autre, on serait shunté pour cause de barrière horaire. Alors on est parti à notre rythme, avec dans la tête, l’idée de gérer les sections les unes après les autres, de ne pas penser à l’arrivée : « petits pas, petits pas ».

Cette semaine nous aurait donc changé ?

C’est peut être du à cette journée du dimanche où on avait prévu de se reposer et qu’on a passé à réfléchir, ranger, remplir des caisses, démonter des vélos, prévoir, peser, enlever du matériel, essayer d’anticiper ce que serait notre semaine à venir.

Ou alors à ces sections VTT dantesques où la notion de portage prend tout son sens. Où il me faudra sûrement encore quelques RIF pour gérer correctement l’anticipation sur les cartes aux 1/50000ème avec des vitesses de progression toujours différentes. Et cette nécessaire vigilance constante parce que quand c’est trop simple, ça ne dure jamais très longtemps.

C’est peut être aussi la gestion individuelle du sommeil, de l’alimentation. La gestion de l’équipe avec l’envie de progresser des uns et le besoin de repos des autres. La gestion des pieds, puis des ampoules et de la douleur qu’elles occasionnent. La gestion de l’hésitation, de l’erreur, surtout quand la fatigue se fait sentir.

Ou alors ce trek somptueux dans les gorges de l’Ardèche avec sa descente en rappel de 60 puis 90m. Cette traversée de genêts pour arriver au mont « ? » en fin d’après midi où il fait bien chaud, où l’eau commence à manquer, où on sait que la nuit approche et que le prochain CP est vraiment loin. Cette fameuse section F, de nuit, sans chemin carté, le long d’une clôture interminable, au pied des falaises de Chames à la recherche de l’ancien moulin de Tourre. Avec la fatigue et la nuit, on a cru être dans un monde de géants. Et ce dernier trek, interminable où on a l’impression que la carte s’agrandit et que nos pas nous font reculer.

A moins que ce soit ces sections de canoë de 37 et 51 kms, de nuit, passées à sortir des bateaux pour les pousser quand le niveau d’eau était insuffisant, à gérer la fatigue et la narcolepsie qui va avec, à tirer les canoës sur ces pu…ins de chariots pour franchir les barrages. Mais aussi au bienveillant lever de soleil qui fait du bien à tout : au moral, aux bras, au dos. A cette magnifique remontée de l’Ardèche (et oui, parce qu’au RIF, l’Ardèche, on ne la descend pas … on la remonte !) et au bonheur de retrouver Loïc.

Aux gens qu’on connaît peu, on raconte qu’on s’est tiré la bourre pendant 1 semaine avec les Suédois, les Italiens et les Belges. Mais à vous, on peut le dire, digne représentant Français dans ce quatuor de fin de peloton, on avait juste en tête l’idée de progresser, toujours toujours progresser.

Je sens que mon coup de barre arrive et avant d’aller faire ma micro sieste de 15 min bi-quotidienne (finalement, je n’ai peut être pas encore complètement récupéré), je tenais à faire les traditionnels mais sincères et authentiques remerciements :

- merci à l’orga pour cette belle expérience, cette qualité d’organisation où se mêlent professionnalisme et bienveillance. Parce que même si les vainqueurs (Lozère Sport Nature) ont trouvé cette édition « un peu plus facile » que les précédentes, nous, on l’a trouvé tout a fait à notre goût !

- merci à vous les filles pour en avoir chié avec nous (Magaly en vélo et Julie à pied). Pour nous avoir toujours fait confiance et nous avoir toujours suivi malgré la fatigue, les hésitations, les erreurs et parfois la peur.

- merci à toi, Etienne pour avoir assumé pleinement et efficacement ton rôle d’orienteur. Et pour nous avoir boosté voir même carrément assisté aux transitions.

- merci à moi, Mathieu de ne pas avoir craqué. Car je vous vous assure que pendant les 48 premières heures, avant de passer en mode survie, j’ai pris une sacrée claque.

- merci à Loïc, de nous avoir fait vivre cette aventure et d’avoir assumé avec nous les galères en nous encourageant (qu’est ce que c’était bon de te voir) et en nous faisant réaliser ce qu’on était en train de vivre.

- merci au vent qui nous permet de remporter la section M de … 1 km de voile, et de repartir avec un second trophée

- merci aux autres car même si c’était surtout une course contre nous-mêmes, vous aussi ça faisait un bien fou de vous voir : Los Bomberos 81 pour vous avoir croisé au sortir de nulle part avant l’AT10, Team Belgium pour nous avoir « orienté » entre la balise 23 et 24, Freemind Italy pour nous avoir fait entendre de l’Allemand en haut de je ne sais plus quel col (comme quoi, la fatigue !!), les Suédois de Naturkompaniet Pioneers pour nous avoir fait réaliser qu'on n’avançait vraiment pas en canoë, DSN74 – Sportera Oufti Aventure pour l’accueil à l’arrivée.

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Noctiraid 2017

- Salut Mathieu, c’est Pascal. Avec Jean marie et Ludo on a envie de participer au Noctiraid en Février prochain. Est ce que tu aurais quelques conseils ?

- Ca tombe bien, on y va aussi avec Magaly et Etienne. Il faudrait qu’on se voit pour échanger sur l’édition de l’année dernière.

Après quelques coup de fil, un entraînement en run&bike pour « Cose toujours » et un changement d’équipier pour « Plein Ouest Mixte » (qui ne sera plus mixte du tout car c’est Sébastien qui viendra au pied levé remplacer Magaly), nos 2 équipes se retrouvent le samedi 4 Février vers 19h pour un dernier plat de pâtes avant de se lancer sur les 60 kms de l’édition 2017.

- Alors, ces 24 kms de Vtt, ça a été ?

- Tu parles, on s’est perdu 5 mn après le départ. On a suivi un mauvais balisage. Du coup : 28 kms et au moins 20 mn de perdues. Et puis ça nous a énervé (enfin, surtout Etienne) alors on a roulé comme des ânes pour rattraper le temps perdu. Mais forcément au bout d’un moment, on a explosé (enfin, surtout Etienne). Et vous ?

- Nous ? Le début est facile. Nous montons dans les rues de Bures-sur-Yvette. Puis très vite la pente devient raide, très raide ! Nous sommes froids, mais impossible de modérer mon effort. Le dénivelé est tel qu’il me faut appuyer de toutes mes forces pour avancer. Avancer pour ne pas faire du sur-place et perdre l’équilibre ! Ludo est devant moi et semble plus à l’aise. Jean-Marie avance tranquillement et nous attend… presqu’en sifflant ! Le bitume fait place aux graviers, puis à la boue… La boue grasse, collante, glissante, aspirante… Il y en aura pendant environ 18kms… Je dépense une énergie énorme à tenir le vélo, ne pas tomber, avancer, courir le vélo à la main quand le bourbier est trop profond. Ludo souffle mais il s’en sort mieux … Pour Jean marie, c’est facile, il rigole dans les montées et il s’éclate dans les descentes … Nous avançons malgré ma peine et dépassons une bonne vingtaine d’équipes. Quand nous rejoignons le QG, j’ai l’impression de m’être vidé, et ça n’était que le début…

- Et la CO ?

- 66 mns de bonification. Avec notre « grosse » expérience en orientation, on est plutôt satisfait. Il n’y a pas eu de « traversée du désert », et j’ai récupéré de mes efforts en VTT.

- Pour nous ça a été. On pointe toutes les balises avec 10 et 6 mn de bonification. Mais on en laisse 5 qui valent 3 mn. On verra si c’était le bon choix ?

- Vous avez vu le dénivelé en Run&Bike ? Il y a des fois où il vaut mieux être à pied qu’à vélo !

- Terrible ! Tu crois pouvoir récupérer en vélo, mais en fait tu dois t’arracher pour rejoindre le coureur ! On fait la boucle en un peu moins d’1h.

- En tout cas, ce n’est pas demain qu’on va faire de la concurrence à Martin Fourcade (enfin, surtout Etienne) ! Sur les 15 plombs on en met que 9 dans la cible. Il faut dire que les 2 boucles de 6,5 kms nous ont bien coupé les pattes : entre la grosse montée et les bords de champ où ça ressemblait plus à du patinage qu’à de la course à pied.

- C’était sympa de se croiser pendant la course. Vous nous avez repris quelques minutes sur les 2 boucles de 6,5 kms. La montée de plus de 100 marches laissera des souvenirs, comme la boue encore ! Pour finir, il faut gérer les crampes qui surviennent (Jean-Marie), et les douleurs « d’usure » (pour tous).

- Bon, et du coup, ça donne quoi les résultats ?

- On finit 20ème sur 77 équipes. Pour une première participation, on est assez fier. Et vous ?

- 9ème. Il faut dire que ça nous à mis un petit coup de pression de vous croiser au dernier tir (sachant que vous étiez partis 5 mn derrière nous).

- Allez, c’est pas tout ça, mais il est 3h45 du matin et on s’est pas trop posé depuis 21h.

- Effectivement, je crois qu’il va nous falloir une bonne douche pour se décrasser et une bonne nuit pour récupérer.

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Raid ANSA 2017

5 équipes Plein Ouest engagées le week-end dernier sur le raid ANSA (manche des défis Franciliens) dont 2 équipes féminines !

Très belle organisation ANSA où on a pu pratiquer toutes les techniques d’orientation. Grâce à une organisation parfaite et à des encouragements toujours bienvenus, ces sportifs passionnés ont réussi à nous faire passer de très bons moments.

Malgré des jambes qui fonctionnent à 100% mais des cerveaux un peu moins, des contractures aux cuisses, des erreurs d’orientation qui nous coûte du temps et nous font faire des côtes en vtt pour rien, quelques erreurs de pointage de bracelet, c’était 5h (pour les plus rapides) de pur bonheur.

Même si pour certain, malgré la préparation, la réalité du jour J n’est jamais celle qu’on imagine, pour d’autre, c’était un 1er raid intense mais tellement génial avec une bonne surprise à l’arrivée : une 3ème place.

On dit souvent qu’un 1er raid réussi, c’est un raid où on a envie de revenir. Alors, c’est quand le prochain ?

Et puis, quand on mélange de jolis paysages, de la bonne humeur, un peu de motivation, du soleil et des copains, on en oublie les kilomètres, les cartes, la selle un peu trop dure, les moustiques, les ronces et les orties, et on passe une journée géniale !

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Raid des Dentelles 2016

L’aventure … c’est l’aventure.

Et ça commence le vendredi soir ; mission : faire rentrer des fringues, de la bouffe, du matériel et les vélos pour 3 jours dans la voiture d’Eric. Puis départ pour Lyon où nous ferons halte avant de nous rendre à Beaumont du Ventoux, départ de la 10ème édition du raid des Dentelles, support d’une manche de championnat de France.

Départ prévu 14h00. Mais jusque là, « on est large »…Enfin presque : dernière équipe à poser nos vélos, l’organisation était en train de nous appeler alors qu’on se présentait à la vérification du matériel ! La pression monte mais pas de soucis, j’adore ça (enfin presque).

On attaque par une première belle et grosse journée qui nous fait enchaîner 2000 m de dénivelé positif sur seulement 46 kms. On retiendra de ce samedi une belle section aventure avec la descente du Toulourenc et la dernière épreuve de vtt commencée à la tombée de la nuit et finie à 22h30 après une grosse ascension du col de Monte à la frontale (et je ne vous parle pas de la descente).

Je vous passe la courte nuit, le changement d’heure et le réveil difficile car à 7h30 dimanche, il faut être à Lafare pour déposer nos vélos et attendre … 8h50, heure de notre départ pour cette seconde journée.

Ce dimanche aura été le jour des choix tactiques pour ne pas re-finir à 22h30. On a bien réalisé la veille que le vélo n’est pas notre point fort. Du coup, les shunts de balises et les options par la route s’enchaînent et nous permettent de rester avec le gros du peloton. On finit cette journée par une CO très relevée de bas en haut des Dentelles de Montmirail où seule Julie aura le courage de faire la descente en rappel, précédée d’une petite nage d’approche (elle qui avait juré une heure avant, transie par la pluie « il est hors de question que je me trempe dans une vasque ! »).

17h00 : on est changé, au sec et au chaud (j’ai oublié de vous dire qu’il avait plu toute la journée); on est même là pour voir les podiums et en plus, il reste des frites !

Voilà, c’est une belle aventure qui se termine pour nous 3. On a flirté avec nos limites mais on est allé au bout. Si après ça on recommence, plus rien ne pourra nous arrêter.

Ha oui, au fait : on finit a une (très) honorable 51ème place sur 65 équipes.

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